A M T A R E S G A L E R I E
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Monique BRAOUDÉ
A l'instar de
"James Ensor", Monique Braoudé est transportée par la
lumière et est en résonnance avec ce qu'il en dit :
"la lumière est à l'opposé de la ligne qui est
elle même l'énnemie du génie, elle ne peut exprimer
la passion,
l'inquiétude, la douleur, l'enthousiasme, la poésie".
Cette luminosité est l'antidote du désespoir et apporte la pastorale aux effondrements intérieurs.
La résonnance aux émotions des spectateurs, telle une
musique qui s'imprègne en vibrations dans l'espace du corps
de ceux qui viennent en visiteurs est la finalité de sa peinture.
Rendre apparentes, colorées, les impressions de l'autre
quelque-fois indicibles, l'autre étant branché un
fragment de temps.
Les couleurs parlent par l'alchimie de leurs entrechocs, elles deviennent fête, joie
et sont une régénéréscence vers la vie.
Rabelais souhaitait la santé à ses lecteurs, Monique
Braoudé souhaite la lumière à ses visiteurs.
Elle part de la réalité, la métamorphose en
mélodie, pour s'évader vers le rêve plus beau.
La vision du monde devient onirique, emmenant le spectateur vers ses propres rêves.
Son parcours est plus un cheminement intérieur vers la guérison qu'un trajet orthodoxe de peinture.
Elle peint enfant, seulle façon de sortir du silence pesant.
A 18 ans elle fait l'école Charpentier ; puis s'arrête complètement,
gravissant pendant 30 ans les rocailles de vissicitudes intérieures. Elle y revient.
Peindre est pour elle une libération hors du temps par l'imaginaire toujours vivant.
Elle fera les ateliers Beaux Arts de la ville de Paris.
En mai 2008, une exposition au "Café Barge".
Elle écrira dans "Un train parmi tant d'autres", sorti en
janvier 2009, pour un collectif de mémoire de descendants de la
Shoah,
"l'autre qui fait corps, les mots, l'art, sont les voies d'accès à l'innomable".
Antonio son ami et professeur de peinture lui dit un jour en plein atelier "l'art nous sauve de l'angoisse de mort"
Rien de plus magique que la création.
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